• Date de constitution : 26 juillet 2003
  • Structure Organisationnelle : Assemblée Générale, 110 membres, dont 36 femmes
  • Conseil d’Orientation : 55 membres dont 16 femmes
  • Secrétariat Exécutif : 13 membres dont 5 femmes
  • Nombre d’employé(e)s : 12 dont 7 femmes

Mission

Le Forum des Alternatives Maroc « FMAS » s’inscrit dans la lutte d’ensemble pour le respect des droits humains. Il a pour vocation de contribuer à ériger un mouvement social démocratique, citoyen fort et autonome. Il se définit comme une association de défense et de promotion des droits économiques, politiques, sociaux, civiques et culturels des groupes et des individus, sans distinction raciale, ethnique, linguistique, religieuse ou sexuelle.

Stratégie

En tant qu’organisation non gouvernementale, le FMAS inscrit son rôle dans le combat d’ensemble pour le respect des Droits Humains et la réhabilitation de la « victime collective », des groupes en tant que tels ou la société dans son ensemble, affectés à des degrés divers par les violations des droits humains et le phénomène de l’impunité, la pauvreté, l’analphabétisme, l’exclusion sociale, politique, économique et culturelle et la privation de droit de cité etc. La démarche du FMAS s’insère dans une perspective stratégique de planification et d’actions construites en synergie avec tous les mouvements et les acteurs concernés par la démocratie, l’équité et la justice sociale, et ce, en toute indépendance et en dehors de toute « préférence partisane ».

Objectifs

Le FMAS vise à :

  • rénover les termes du débat sur le rôle du mouvement associatif pour la démocratisation de la société,
  • contribuer à la recherche et l’esquisse de voies appropriées et égalitaires pour un véritable partenariat avec les divers acteurs sociaux,
  • contribuer à la recherche et l’esquisse de voies appropriées et égalitaires pour un véritable partenariat avec les gouvernants,
  • mobiliser le mouvement social pour s’inscrire dans le processus global de transformation et d’édification de l’Etat de droit et de la démocratie,
  • contribuer à inscrire le mouvement social dans la dynamique internationale de lutte contre les effets néfastes et destructeurs de la mondialisation,
  • engager le mouvement social dans la mouvance internationale pour la paix,
  • outiller le mouvement social sur le plan de l’information et de la connaissance,
  • créer une synergie entre le mouvement social et le mouvement politique dans le respect de l’autonomie, de l’indépendance et des valeurs de la démocratie,
  • initier, appuyer et encourager toute forme d’alternatives sociales allant dans le sens de la démocratie et de la citoyenneté participative,
  • créer des espaces de rencontres, d’échanges et de débats pour les jeunes issus des différents secteurs sociaux (associatif, étudiant, syndical, partis politiques etc.) afin de promouvoir le rayonnement des initiatives et projets conçus pour et par les jeunes et favoriser l’insertion de la jeunesse dans les espaces de mobilisation et d’action citoyenne.
     

DOMAINE(S) D’ACTIVITÉ :
 

  • Gouvernance et Démocratie et Droits Humains.

  • Mouvements sociaux. 

  • Action Jeunesse.

  • E-JOUSSOUR, Portail de la société civile Maghreb-Machrek.

  • Alternatives Femmes.
     

Tout en déclinant sa programmation selon les 5 axes stratégiques susmentionnés, les chantiers prioritaires de la stratégie s’articulent comme suit :

1.       L’aspect institutionnel : la réforme constitutionnelle est restée limité et inachevée et n’institue pas les bases constitutionnelles d’un Etat démocratique en termes de séparation des pouvoirs, de séparation de la religion et de l’Etat, de la reconnaissance explicite de la primauté du droit international, la reconnaissance explicite des libertés individuelles et de la liberté de conscience.

2.       Les lois et décrets d’application : la réforme constitutionnelle ouvre plus de 20 possibilités de batailles sur les lois d’application et particulièrement

a.       sur la question de l’initiative populaire, l’usage de la pétition et la démocratie participative.

b.      Sur les libertés collectives et la liberté  d’expression, de pensée, de création artistique et des libertés individuelles

c.       Sur l’égalité des hommes et des femmes sans réserve tant sur le plan économique, que social, politique et culturel.

3.       Les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux du fait de la centralité de la question sociale dans le changement démocratique et les enjeux politiques de la répartition équitable et la lutte contre les inégalités sociales, le népotisme, l’économie de rente, la corruption et la privatisation des biens et richesses publiques à de fins personnelles.

4.       La mobilisation pour l’émergence d’une force démocratique associative, construite sur des valeurs et des objectifs partagés pour constituer une véritable force de plaidoyer, une force de proposition, et une force d’actions et d’expérimentation d’alternatives au système libérale. Faire émerger un contre pouvoir, salutaire du processus renouvelé de la démocratie.


STRATEGIES D’INTERVENTION:

Considérant que les résultats attendus sont étroitement liés dans le domaine de la construction démocratique, le FMAS applique une approche globale de programmation dont le fil conducteur est l’approche par les droits humains. Le Fmas appuie sa stratégie sur :

  • La mise en réseaux d’actions et de connaissances rassemblant différents acteurs de la société civile, des institutionnels, du milieu des universités, etc. ; en vue d’une prise en compte plus efficace des besoins des populations ; mais également le réseautage visant le rapprochement des acteurs et mouvements sociaux de différentes régions, localités et de différents pays, ceci en vue de constituer un mouvement social alternatif influant sur les questions de la paix, la démocratie, la gouvernance locale, le développement humain, social et économique équitable, l’immigration, les valeurs de la tolérance, la protection de l’environnement, etc. à l’échelle locale et globale.
     
  • Le plaidoyer, la concertation et la mobilisation sur les réformes/politiques/programmes susceptibles de renforcer la construction démocratique ainsi que le respect des droits humains, des droits sociaux économiques et culturels et des libertés publiques et individuelles.
     
  • Le renforcement des capacités des acteurs associatifs pour augmenter leur pouvoir d’influence quant aux priorités, politiques et programmes les touchant directement, ainsi que le renforcement du pouvoir des jeunes pour qu’ils deviennent un mouvement d’influence portant la voix et les préoccupation des jeunes. L’accompagnement des acteurs de développement associatifs et institutionnels dans le processus d’élaboration d’un cadre du statut du travailleur social permettant la qualification du secteur, l’amélioration des prestations et de leur impact sur les conditions de vie des bénéficiaires, et davantage de protection pour les acteurs du métier. La sensibilisation et la formation des professionnels de la justice, principaux vecteurs de changement dans le respect des droits humains, de l’équité et la transparence en matière de procédures judiciaires.
     
  • La production de données et de connaissances, notamment par le biais de la recherche-action sur des questions telles que les droits sociaux économiques et culturels, la justice, la gouvernance locale et mondiale, les processus électoraux, les mouvements sociaux, etc. ainsi que le développement de propositions alternatives aux questions d’exclusion, d’inégalité, de racisme, de précarité, de chômage, de pauvreté, d’éducation et de formation, etc.
     
  • La concertation et le dialogue entre acteurs, Le FMAS œuvrera à la facilitation d’un cadre de dialogue dans ses domaines de préoccupation entre les différents acteurs institutionnels et des mouvements sociaux. De même qu’il promouvra la logique de co-responsabilité, d’inter sectorialité, de développement de synergie qui doit guider les dynamiques de changements pour l’édification de la démocratie participative et inclusive de tous/tes.
     
  • La veille et le monitoring, sur la question des droits qui constituent une thématique large et nécessite un effort de recherches documentaires en permanence du fait des modifications des textes internationaux, des évolutions législatives nationales et des initiatives associatives et politiques d’autres pays. La dimension d’observation (monitoring) est reconnue comme pilier important pour renforcer la confiance des citoyen(ne)s envers les systèmes de gouvernance et les mécanismes de mise en œuvre des réformes des politiques et programmes sociaux. Aussi, le déploiement d’actions d’observation relatives à la justice, aux DESC, aux systèmes de gouvernance, etc. viendront apporter un soutien en termes de veille et de suivi du processus d’édification de la démocratie et contribuera à outiller les parties concernées pour améliorer la prise en compte de l’ensemble des droits fondamentaux, et spécifiquement des droits civils et politiques des citoyens(nes).