Comité national de la femme
Pour célébrer le 8 Mars le comité National de la femme, participe au sit-in du 8 mars 2005 pour renouveler la discussion sur la situation désastreuse de la femme. cette situation qui se maintient à travers une interprétation fallacieuse du texte religieux et même du rôle de la femme dans la vie sociale au Maroc.
Le 8 Mars est une occasion pour faire entendre la voie des femmes, pas seulement au niveau national mais plutôt à toute l’opinion internationale devant les malheurs que vivent l’humanité, en l’occurrence les genres, les retombés du terrorisme intégriste et la tradition passive et négative qui entrave le développement de la femme.
De ce fait, la cause de la femme ne doit en aucun cas être l’affaire de seuls féministes mais de toutes les forces démocratiques vives du pays qui oeuvrent pour l’instauration des droits et de l’égalité entre tous les citoyens, cela sans discrimination.
En plus de la tradition religieuse qui considère la femme comme un humain du second ordre, il y a les programmes scolaires et éducatifs qui marginalisent la femme. L’éducation familial, les écoles et même les universités interdisent, directement ou indirectement, la discussion sur la cause féminine étant considérée comme un tabou.
Cette situation ne fait que gonfler de plus en plus l’ « inacceptable ». Le débat autour du texte religieux et du statut masculin est considéré comme une atteinte au sacré religieux et fait partie malheureusement de l’atteinte à la morale.
Le comité de la femme de AZETTA Amazigh, ne peut se priver à cette occasion internationale de renouveler et revendiquer son refus adorable à :
La discrimination, la violence et toutes les atteintes à l’égard de la femme.
L’exploitation des femmes dans les domaines non structurés (informels).
Les différences des salaires entre les femmes et les hommes.
Le harcèlement sexuel et autre travail de la rue.
Le comite de la femme profite de cette occasion pour revendiquer :
L’approbation par le gouvernement marocain des chartes et pactes internationaux relatifs aux droits de la femme et à leur protection
L’annulation des réserves sur la convention relative à l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre de la femme ,
La prise en compte et la considération des textes internationaux sous forme de conventions et accords par exemple l’appel à la lutte contre la violence vis-à-vis des femmes.
La considération du principe la suprématie du droit international par rapport au droit local et la constitutionnalisation de ce principe.
L’adoption d’une constitution démocratique garantissant l’égalité et effective entre les femmes et les hommes en ce qui concerne tous les droits économiques, sociaux, culturels, civils et politiques.
La désacralisation de la moudawana ou la considérément comme affaire publique comme c’est le cas des autres lois du pays sur la base de l’égalité des femmes et des hommes en matières des droits comme des obligations.
L’abrogation de tous les articles de la moudawana qui matérialisent la discrimination et l’inégalité entre les femmes et les hommes, et la suppression de toutes les expressions qui touchent à la dignité de la femme,
Le remaniement des dispositions qui limite la capacité matrimoniale des femmes pour qu’elle soit à la même que celle des hommes.
L’adoption d’un statut de la famille laïc, moderne et moderniste prônant l’égalité et le mariage civil.
L’intégration de législation locale.
L’adoption du principe de la discrimination positive en faveur de la femme amazigh dans le milieu rural, et ceux dans le domaine politiques, économiques et sociaux.
L’amendement de la loi sur les tribunaux du chariâ et les tribunaux civils.
reseauamazigh
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